Les solutions de chauffage au bois

Vous souhaitez remplacer ou installer un système de chauffage au bois, mais vous ne savez pas quel appareil choisir ? Quel combustible est le mieux adapté à votre situation ? Regardons ensemble quels sont les principaux avantages et les inconvénients des solutions existantes sur le marché.

Bois bûche, granulés ou plaquettes : de quel bois allez-vous vous chauffer ?

Le bois, une énergie bon marché !

Globalement, le bois est l’énergie la moins chère du marché pour le chauffage des logements individuels. C’est aussi une énergie très répandue dans les territoires ruraux avec l’utilisation du bois-bûche. Coté environnemental, le bois est assimilé à une énergie renouvelable si on considère que la forêt est gérée durablement avec le remplacement de chaque arbre coupé et que la gestion des parcelles tient compte des écosystèmes forestiers.

Les types de combustible

  • Le bois bûche : les arbres abattus sont simplement séchés et débité en buche de 30 à 50 cm ou livrés en tronçons de 1m à recouper chez soi. Le séchage est très important pour une bonne qualité de combustion. C’est l’énergie la moins chère actuellement.
  • Le bois déchiqueté en plaquettes : les arbres et les branches sont broyés en plaquettes de bois d’une taille de quelques centimètres. Ce combustible ne peut être brûlé que dans des chaudières spécialisées.
  • Les granulés de bois : il s’agit de sciure séchée et compressée sous forme de granulés à bruler dans un poêle, un insert ou une chaudière dédiée.
  • Les bûches de bois compressé : c’est une sorte de granulé de bois XXL de la taille d’une bûche de bois, à utiliser dans un appareil à bois buche.
Les trois principales sources de bois énergie
Les trois principales sources de bois énergie.
De gauche à droite : les granulés de bois, les bûches de bois compressé, le bois-bûche

Le stockage

Les encombrements de ces différents combustibles sont très variables. Par exemple, les plaquettes prennent 5 fois plus de place que les granulés de bois. Selon la place disponible pour le stockage, et la quantité d’énergie à fournir, vous vous orienterez naturellement vers un type de bois-énergie plutôt qu’un autre. Par exemple, pour une rénovation dans une ancienne ferme réhabilitée et avec beaucoup de place, vous pourrez aisément installer un silo de stockage pour des plaquettes de bois ou des bûches. A l’inverse, dans un petit logement, un poêle à granulés fera l’affaire avec le stockage du chauffage d’un hiver sur une palette sous un appentis de toit ou au fond d’un garage.

Représentation de l’encombrement des combustibles pour une même quantité d’énergie.
Représentation de l’encombrement des combustibles pour une même quantité d’énergie.
Le granulé de bois est l’énergie la plus dense dans la famille du bois-énergie, pratiquement équivalente au propane et deux fois moins dense que le fioul.

Choisir un appareil adapté à votre usage

La chaudière bois pour un chauffage central

C’est une solution bien adaptée en remplacement d’une chaudière existante, typiquement au fioul. En général, la présence d’une chaudière est révélatrice d’une consommation importante de combustible et implique bien souvent aussi l’habitude d’un système qui « marche tout seul » avec des démarrages et arrêts automatique. La chaudière granulés (ou plaquette si vous disposez de suffisamment de place pour le silo) est la reine de ce créneau. Pour peu que le changement de chaudière s’accompagne d’une isolation de la maison, le silo de stockage du granulé peut prendre la place de la cuve de fioul.

Pour les maisons « tout électrique » et avec de forts besoins de chauffage (plus de 15 000kWh/an ou 2000€/an), il peut être judicieux de changer d’énergie avec une chaudière bois et l’installation de nouveaux émetteurs (radiateurs ou plancher chauffant) alimentés par un nouveau réseau de distribution d’eau chaude. Ce sont des travaux qui peuvent apparaître comme très lourds, mais pas tant que ça : en quelques jours, le chantier est bouclé ! Pour les consommations de 150 à 250 sacs de granulés par an, il existe la solution d’une chaudière à granulés avec un mini silo accolé à la chaudière, ce qui baisse sensiblement le prix et permet de bénéficier du confort de la chaudière automatique !

Illustration 3D d'une chaudière à granulés semi-automatique avec un silo accolé
Chaudière à granulés semi-automatique avec un silo accolé

Combien ça coûte?
Chaudière à granulés avec silo textile : 15 000 à 18 000 € (fourniture et pose) selon la taille du silo et la marque de la chaudière

Chaudière à granulés semi-automatique avec un petit silo à rechargement manuel : 7 000 à 13 000 € (fourniture et pose)

Si vous êtes un(e) inconditionnel(le) du bois bûche, il est aussi possible d’installer une chaudière à bûches. Le système de chauffage implique alors de charger et allumer la chaudière au moins une fois par jour en saison de chauffe et de de stocker généralement la chaleur dans un ballon tampon.  Pour les chaudières « mixtes » (chauffage et eau chaude), une résistance électrique dans le ballon tampon pendra généralement le relai pendant l’été pour éviter de devoir démarrer la chaudière uniquement pour la production d’eau chaude.  

Illustration d'une chaudière à bois bûche
Chaudière à bois bûche

Combien ça coûte?
5 000 à 9 500 € (fourniture et pose, hors fumisterie)

Le poêle et l’insert à bûches

L’insert se pose le plus souvent sur une souche de cheminée en remplacement d’une cheminée à foyer ouvert ou d’un vieil insert dans la pièce de vie principale (salon, salon avec cuisine américaine, …). Le poêle à buche est une version « design » de l’insert. Il se pose directement dans la pièce et se raccorde au conduit de fumée existant et mis aux normes, ou à créer.

Les poêles et insert sont des appareils indépendants chauffant l’air de la pièce et l’environnement proche par rayonnement. Ils ont aussi le gros avantage de ne pas nécessiter d’électricité pour fonctionner par tirage naturel, ce qui peut être très pratique en cas de coupure du réseau électrique (tempêtes, chutes de neige, inondations proches, …).

Photo d'exemple d'un poêle à bois bûche
Poêle à bois bûches

Combien ça coûte?
1 000 à 2 500 € (fourniture et pose, hors fumisterie)

Leur principal inconvénient est qu’ils ne peuvent pas fonctionner de manière automatique et le feu doit être entretenu régulièrement en ajoutant des bûches. Par ailleurs, avec ces systèmes, il est difficile de répartir la chaleur dans les autres pièces, sauf dans le cas des appareils « canalisables » (équipés d’un système de gaines métalliques de soufflage d’air chaud). Leur puissance moyenne en utilisation courante de 4 à 6kW, ce qui équivaut à 3 ou 4 radiateurs électriques.

Le poêle de masse

Les poêles de masse sont un type particulier de poêle à buche avec une forte masse accumulant la chaleur, en général à la sortie de la chambre de combustion, pour la restituer tout au long de la journée/nuit. Les rendements de ce type d’appareil sont très élevés : pratiquement toute la chaleur est récupérée ! Les poêles de masse sont connus depuis l’antiquité et les romains maitrisaient déjà cette technique pour chauffer les thermes ou les riches villas, en général par le sol !  

Les poêles et inserts à granulés

Les poêles et les inserts à granulés ont un énorme avantage sur les poêles à bûches : leur alimentation est automatique depuis le réservoir incorporé dans l’appareil (de 10 à 35kg selon les modèles) et ils sont capables de démarrer et de s’arrêter tout seul !
La forte densité du granulé permet de stocker une bonne journée de fonctionnement dans le réservoir en pleine saison de chauffage.

Bon à savoir
Bien prévoir une arrivée d’air extérieur pour alimenter la chambre de combustion

C’est une solution bien adaptée à la rénovation dans les maisons « tout électrique » en appoint pour réduire les factures d’électricité. En effet, la différence de coûts des énergies fait que chaque sac de 15kg consommé dans le poêle équivaut à une économie de 5€ sur la facture d’énergie (1 sac de granulé coûte environ 5€ mais contiennent autant d’énergie que 10€ d’électricité). Avec une centaine de sacs par an, l’économie avoisine les 500€ par an. Coté fumisterie, en l’absence de conduit existant, il faudra faire installer un conduit d’évacuation des fumées, mais ce sont des travaux légers : le tube des fumées ne fait « que » 8cm de diamètre et chauffe beaucoup moins qu’un tuyau de fumée de poêle à bûches. Le poêle à granulés est aussi une solution pratique en remplacement d’un vieil insert à bois buche, ce qui au passage permet de réduire fortement les émissions de particules fines dans l’atmosphère.
Les inserts à granulés fonctionnent globalement comme un poêle à granulés, avec un stockage dans un silo alimenté par un tiroir au-dessus de l’insert. A l’usage, le remplissage est un peu fastidieux, ce qui limite ces solutions à un usage plutôt d’agrément que de réel appoint de chauffage.  

Combien ça coûte?
1 500 à 4 000 € (fourniture et pose, hors fumisterie)

Le poêle « hybride » ou « bi-combustible »

Le poêle hybride permet de consommer aussi bien des granulés de bois que des bûches, mais pas en même temps. Ce système permet de consommer du bois bûche local, bien souvent autoproduit, tout en gardant les avantages du poêle à granulés avec l’automatisation des démarrages/arrêts. Les prix restent élevés, ce qui est assez logique avec la combinaison de deux poêles en un seul, et le nombre de modèles reste limité sur le marché.

Combien ça coûte?
7 500 à 8 500 € (fourniture et pose, hors fumisterie)

Le poêle ou insert « bouilleurs », ou « thermopoêle »

Ces appareils fonctionnent comme des mini-chaudières mixant la compacité du poêle et les avantages d’un réseau hydraulique. Le thermopoêle chauffe à la fois l’air de la pièce où il installé, mais aussi l’eau du réseau hydraulique alimentant des radiateurs ou un plancher chauffant. Extérieurement, il ressemble beaucoup à un poêle à granulés ordinaire, mais il est en général plus haut ou plus large. Son installation nécessite, par contre, de bien prévoir les raccordements hydrauliques et une canalisation d’évacuation pour la soupape de sécurité du réseau.

Ce système s’adapte bien aux logements avec de faibles besoins de chauffage (très bien isolés ou de petite taille). Il a l’énorme avantage de pouvoir produire aussi l’eau chaude sanitaire pendant la saison de chauffe à travers un ballon de préparation (idéalement double échangeur). C’est aussi un bon complément à une installation solaire thermique.

Les thermo-poêles existent aussi bien pour la combustion de granulés ou de bûches.

Inconvénients : ils restent peu répandus en France, revendus avec des marges très confortables, et les distributeurs sont généralement assez réticents à vendre ce type d’appareil qui implique une double compétence pour la pose : un poseur classique de poêle à bois et un plombier pour le raccordement hydraulique. Si cette solution vous intéresse, n’hésitez pas à explorer au-delà de nos frontières :  nos voisins italiens, helvètes, allemands ou belges sont bien plus pragmatiques sur ce sujet !

Combien ça coûte?
Thermopoêle buches : 1 500 à 3 000 € (fourniture et pose, hors fumisterie)
Thermopoêle granulés : 3 500 à 5 500 € (fourniture et pose, hors fumisterie)


Points de vigilance

Attention au volume de bois à stocker !

Au-delà du volume de stockage, vous devez anticiper la manutention du combustible qui peut être une contrainte importante au quotidien. Le volume de combustible sera directement lié au besoin de besoin de chauffage du logement. Au-delà de 1,5 à 2t de granulés de bois, ou de 3 à 5 stères de bois, vous serez surement tenté(e) par une solution automatisée d’alimentation en combustible.

Inversement, pour une consommation inférieure à ces seuils, une chaudière granulés automatique sera peu pertinente économiquement. Pour faire le bon choix, une bonne évaluation du besoin de chauffage réel du logement est donc très importante.

Dans le cas d’un logement existant mal isolé, le bon cap est d’abord d’engager des travaux d’isolation pour limiter les consommations et choisir un système plus sobre et plus économique (investissement + fonctionnement) : une maison à très basse consommation ou passive se contentera d’un simple poêle à bûche ou à granulés pour couvrir les besoins de chauffage au lieu d’une coûteuse chaudière automatique à granulés.

La fumisterie : évacuer les fumées de combustion

Installer un appareil à bois implique généralement de tuber le conduit existant pour remettre aux normes ou d’en créer un nouveau. Dans le cas où vous n’avez pas du tout de conduit exploitable, il est possible de créer un nouveau conduit avec des tubes isolés « double peau », en particulier pour les appareils à bois bûche. Le tube des fumées est isolé par un isolant incombustible et enchâssé dans un deuxième tube pour plus de sécurité. Pour les poêles à granulés, le diamètre du tube des fumées et la relative faible température simplifient l’installation.

Combien ça coûte?
Nouveau conduit de fumée « simple peau » de 6 à 8m de long pour un poêle à granulés environ 1000€ (fourniture et pose).

L’étanchéité à l’air

Dommage de dégrader l’étanchéité à l’air avec l’installation d’un appareil à bois ! Pour éviter ces risques, pensez bien aux accessoires d’étanchéité à l’air, notamment les manchettes ignifugées, lors de la création d’un nouveau conduit.

De même, pour les poêles et inserts, privilégier les modèles avec une prise d’air extérieur et la raccorder lors de l’installation à une canalisation d’arrivée d’air frais. Ce système permet d’éviter les pertes par fuite d’air lorsque l’appareil n’est pas utilisé et de ne pas prélever d’air dans la pièce pour alimenter la chambre de combustion.

Le stockage du combustible

Quel que soit le type de combustible choisi, pensez bien à identifier un espace de stockage et un moyen d’accès facile pour les livraisons et les approvisionnements. Pour les chaudières granulés ou plaquettes, l’accès au camion de stockage doit être bien anticipé dans votre projet.

Le stockage du bois bûche est particulièrement important pour conserver un combustible de qualité et sec. Utilisez un bois bien sec est le garant d’un bon rendement de votre poêle à bois et de limiter les émissions de particules fines.

Photo d'un tas de bois mal protégé contre les intempéries
Un exemple de ce qu’il ne faut pas faire pour le stockage du bois bûche ! Les bûches de bois ne sont pas correctement protégées de la pluie, ce qui bloque leur bon séchage

Le monoxyde de carbone

Comme tous les appareils à combustion, votre appareil à bois induit un risque d’incendie et rejet de monoxyde de carbone. Même si les appareils sont très fiables aujourd’hui, l’installation à proximité de l’appareil de chauffage d’un détecteur de monoxyde de carbone et d’un détecteur de fumées est indispensable pour votre sécurité.

Protéger les enfants

Pour les poêles installés dans les pièces de vie, vous devez être particulièrement vigilant(e) avec les enfants en bas âge : leurs petites mains trainent à la même hauteur que les vitres des appareils de chauffage. L’installation d’une barrière bloquant l’accès aux parties chaudes de l’appareil (vitre, parois, tube de fumée, …) est une bonne solution pour sécuriser le périmètre autour de l’appareil !

Entretien et nettoyage

L’entretien courant consiste à évacuer les cendres et nettoyer la/les vitres de la chambre de combustion. L’entretien saisonnier est un ramonage au moins annuel du conduit de fumées, voire plus fréquemment selon votre consommation.  Pour les appareils à granulés de bois, pensez aux pièces d’usure qui tomberont inévitablement en panne : la bougie de chauffe pour le démarrage, les ventilateurs de fumées et d’air chaud, la vis sans fin d’alimentation. Pour préserver la bougie de chauffe, éviter de faire des cycles trop courts pour limiter le nombre d’allumage quotidien (idéalement pas plus de 1 ou 2 allumages par jour).

Aller plus loin en vidéo

Cette vidéo complémentaire pose de bonnes questions pour faire une choix judicieux lorsqu’il s’agit d’un poêle.

Pourquoi et comment faire des plans ? Apprenez à modéliser votre projet de rénovation

Dans la grande majorité des projets de rénovation, des plans de la pièce ou du logement existant et du projet sont nécessaires. Ces plans servent à la fois à se projeter sur l’aspect final, à concevoir le projet en lui-même, à estimer les quantités de matériel à approvisionner et à servir de guide lors de la réalisation. Le premier écueil vient souvent de l’absence de plan à jour, ou simplement de plan tout court !


Des plans pour concevoir et s’inspirer 

Vous gagnerez toujours du temps à faire des esquisses ou des croquis, même à la main, avant de foncer tête baissée dans la réalisation. Au pire, on perd un peu de temps en réflexion, et on froisse quelques feuilles de papier… Dessiner vos envies et votre projet permet avant tout de vous projeter et de détecter d’éventuels problèmes de faisabilité : par exemple, vous voulez recloisonner pour créer une nouvelle chambre et vous vous rendez compte que la circulation est difficile dès que l’on simule l’installation d’un lit… On reprend et on redessine ! 

Si vous ne vous sentez pas à la hauteur pour cette phase délicate, vous pouvez faire appel à un architecte ou un décorateur d’intérieur qui vous apportera son expérience et toutes les astuces auxquelles vous n’auriez pas pensé. 

Si au contraire vous vous sentez l’âme d’un apprenti architecte, alors vous pouvez créer vos plans avec divers outils informatiques sans avoir toutes les compétences d’un dessinateur professionnel.


Des plans pour la préparation du chantier et la réalisation 

Lors de la préparation de votre chantier, vous aurez surement besoin de connaitre les quantités de matériaux à prévoir. Ces estimations reposent bien souvent sur des surfaces ou des longueurs à calculer ou à mesurer. Le plan est alors un allié précieux comme par exemple pour extraire les surfaces de murs à peindre et acheter la bonne quantité de peinture. Si vous devez faire appel à un professionnel pour certains travaux (plaquiste par exemple), les plans vous permettent de bien préciser les quantités à deviser. Pensez alors à prendre des marges de sécurité sur les quantités pour couvrir les pertes par les chutes (carrelage par exemple), généralement une dizaine de % supplémentaires. 

Attention toutefois à ne pas empiéter sur la responsabilité des entreprises : l’entreprise doit elle-même estimer les quantités et faire ses propres plans si nécessaire. Si elle utilise vos plans et qu’il y a une erreur, alors vous en serez responsable. Préférez donc garder ces plans (ou du moins les métrés) et vous en servir de moyen de comparaison avec les métrés indiqués dans les devis. Pour consulter une entreprise vous pouvez vous contenter de plan de principe ou d’esquisses pour faire comprendre votre projet à l’entrepreneur.


Comment faire des plans ? 

Le premier point essentiel pour faire le plan d’une pièce ou d’un logement existant est de bien relever les cotes (dimensions des pièces). Cette étape délicate demande un peu de méthode, de rigueur, et à minima un mètre à ruban (le télémètre laser est bien plus confortable et précis). Idéalement, il faut être 2 personnes pour faciliter le relevé. La démarche générale est de progresser de pièce en pièce en faisant le tour pour relever les cotes des cloisons, fenêtres, portes, etc. En n’oubliant pas les hauteurs sous plafond ! Le plus simple reste de faire un croquis sur papier pendant le relevé et ensuite de le saisir sur un logiciel dédié.

Exemple d’un relevé à la main : c’est moche, mais les informations essentielles sont bien là !
Exemple d’un relevé à la main : c’est moche, mais les informations essentielles sont bien là ! 

Quel(s) logiciel(s) ? 

Il existe de nombreux outils sur le marché, plus ou moins complexes à prendre en main, gratuits ou payants. Par exemple (et ce n’est qu’un exemple !), SweetHome3D est un logiciel gratuit qui permet de réaliser simplement des plans et des esquisses, avec une possibilité de visualisation en 3D. Vous pouvez également aménager les pièces avec quelques meubles existants par défaut dans la bibliothèque du logiciel.

Exemple d’un plan simplifié sous SweetHome3D
Exemple d’un plan simplifié sous SweetHome3D

À partir de votre relevé papier, vous pouvez reporter les dimensions des pièces sur le logiciel. Si votre projet porte sur plusieurs pièces ou tout le logement, il est conseillé de dessiner en premier la forme globale du logement et de le cloisonner ensuite avec les pièces. En général, ce type de logiciel calcul automatiquement les surface des pièces, des murs, cloisons, etc. Ajoutez aussi les cotes que vous avez relevé sur ces plans. Une attention particulière est à apporter aux ouvertures : pensez à bien relever et dessiner (ou annoter le plan si nécessaire) les cotes des menuiseries extérieures, des allèges (hauteur de la base d’une fenêtre), imposte (partie fixe au-dessus d’une porte ou d’une fenêtre), de la position de la fenêtre dans l’épaisseur du mur.


Les applications de relevés 

Il existe une catégorie particulière d’application pour smartphone et/ou tablette qui permettent de relever facilement une pièce. Magic Plan est un exemple : vous pouvez relever une pièce en suivant une aide intégrée au logiciel qui vous demande de parcourir les pièces avec des panoramas. Le plan se dessine alors automatiquement en 2D et 3D, avec quelques cotes de calage à relever à la main. Attention toutefois, malgré des progrès constants, la précision de ce type d’outils reste moins bonne qu’un relevé détaillé « à la main » avec un mètre ou un télémètre laser. Par ailleurs, l’export des plans dans des formats éditables est généralement payant. Ces applications nécessitent aussi une tablette ou un smartphone haut de gamme avec une bonne caméra, mais surtout un bon gyroscope et accéléromètre intégrés. 

Ce type d’outil peut donc être vu comme complémentaire à une modélisation dans un logiciel d’aménagement 3D en permettant de faire facilement un relevé des pièces.

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Le/les plans du projet 

Sur la base du relevé du logement existant, vous pouvez maintenant dessiner réellement votre projet en modifiant les cloisons, l’aménagement, voire jusqu’aux couleurs des murs et des sols. C’est la partie la plus ludique et créative. À vos souris et n’hésitez pas à faire des variantes et à les comparer jusqu’au coup de cœur ! 

Ces plans peuvent aussi vous servir à faire des plans plus « techniques » comme implanter dans vos pièce la position des appareils électriques (prises de courants, réseau informatique, etc.) et des points lumineux. C’est pratiquement indispensable pour un projet réussi et consultez un électricien à qui vous pouvez remettre ce plan de principe pour chiffrer les travaux sur l’électricité. 

Attention toutefois aux plans et aux aménagements concernant la plomberie : ces outils simples ne permettront généralement pas de faire des coupes et des vues détaillées pour visualiser les implantations et les pentes des canalisations d’évacuation de la plomberie sanitaire. Prudence donc dans l’implantation de la douche à l’italienne de vos rêves !

Découvrez les grandes étapes d’un projet de rénovation

Rénover un bien immobilier est souvent le fruit d’un parcours plus ou moins clair. En creusant plus en détail les étapes qui vous conduisent à des travaux, un enchainement de phases peut toute même être défini. Explorons ensemble ces grandes étapes !

Inspiration et découverte 

Petit ou très lourd, un projet de rénovation nait le plus souvent d’un processus assez long de réflexion et de réponse à un besoin : remettre à mon goût l’intérieur de ma nouvelle maison, changer de cuisine, améliorer mon confort thermique… Ce processus émerge lors d’une phase de découverte et d’inspiration qui peut prendre des années au fil des lectures, discussions, et reportages TV. Les salons et autres showrooms de magasins jouent aussi un rôle important dans cette étape de prise d’information diffuse : « ce carrelage-là irait bien dans ma salle de bain… », «je verrais bien ce poêle à bois dans mon salon… », etc.

Cette étape se termine généralement par un déclic, une sorte d’évidence qu’il faut faire ce projet. Ce déclic peut être faible comme une énième émission de TV ou plus évident comme un évènement de la vie quotidienne :  une famille qui s’agrandit, du télétravail qui se pérennise, un proche âgé à accueillir, ou simplement une chaudière qui montre des signes de faiblesse… 


Motivation 

Le projet est intéressant, mais je dois encore me motiver et me convaincre que c’est la bonne décision. C’est bien souvent une phase d’aller-retour, d’hésitation, de grande excitation suivie de découragement. C’est aussi une période d’inconfort et de doute. La prise de nouvelles informations plus détaillées et de partages d’avis sont alors des moyens de se convaincre ou au contraire de reculer face à votre nouveau projet. En général, c’est l’étape où l’on ébauche des premières esquisses pour pouvoir se projeter, où l’on recherche des documentations de produits, visite des chantiers témoins, etc.


Préparation 

Cette étape est cruciale pour la suite du projet. Cruciale parce que cette étape est un prérequis indispensable à la bonne réalisation des travaux et leur faisabilité : si le chantier est mal préparé, il y a peu de chance pour que la réalisation soit à la hauteur de vos attentes. Cette phase est en réalité une succession d’étapes, parfois assez techniques comme la réalisation de plans ou les consultations d’entreprises.  

À ce stade du projet, le chantier n’est pas encore lancé mais il peut déjà il y avoir des frais ou du temps engagés pour avancer (architecte, maitre d’œuvre, étude thermique…).  

Définition technique du projet :

  • Relevé simple de la/les pièces existantes (ou façades/toitures). 
  • Photos d’état des lieux avant travaux 
  • Décrire le projet avec des mots simples et précis. Ce sera une base solide pour demander d’éventuels devis à des entreprises.
  • Dessiner le projet sur le relevé existant  : mieux vaut un plan à main levé que pas de plan du tout ! Un croquis avec quelques cotes vaut milles mots… Si vous vous sentez une âme d’architecte ou de décorateur(trice), vous pouvez faire des plans au propre avec un logiciel d’aménagement grand public (sketchup, sweethome3d, etc.). Pour les projets de salle de bain ou de cuisine, les fournisseurs proposent généralement des outils dédiés avec des bibliothèques d’objets correspondant à leur gamme de produits. 
Exemple d’un plan simplifié sous SweetHome3D 
  • À partir des plans et des relevés, vous pouvez définir les quantités (métrés) à faire chiffrer. 
  • Chiffrer les travaux : consulter des entreprises et comparer les devis.     

Sur la base des descriptifs de travaux, vous pourrez comparer les contenus des devis et les prix pour choisir une entreprise ou un fournisseur. À ce stade, il est important d’avoir bien calé votre projet pour éviter de faire de nombreux aller-retours chronophages avec les entreprises. Une entreprise (ou un fournisseur) vous répondant d’autant mieux que votre demande est claire et figée, toute en restant ouverte aux avis et conseils des « sachants » du métier.  

  • Planifier les travaux  : c’est un exercice délicat, mais indispensable pour caler les différentes phases du chantier qui doivent s’enchainer : mieux vaut avoir préparé la plomberie avant d’installer la baignoire !  
Exemple d’un planning prévisionnel hebdomadaire du chantier
Exemple d’un planning prévisionnel hebdomadaire du chantier 


La réalisation 

Vous avez maintenant des plans, des descriptifs, des prix et un planning… Reste plus qu’à appuyer sur le bouton « Go ! ». C’est une étape critique : au-delà de cette limite, par définition, le retour en arrière sera difficile voire impossible. Quand toute la cuisine est démolie, vous ne pouvez plus changer d’avis et revenir en arrière, sauf à recourir à des moyens de transport dans le temps… C’est donc un peu stressant, mais aussi excitant, comme le saut à l’élastique ou le deltaplane ! Certain(e)s deviennent même addict à ce petit grain de folie passager ! 

Selon les projets, le démarrage du chantier peut passer par une phase de travaux préparatoires comme l’installation de réseaux de raccordement avec des contraintes administratives fortes. Par exemple, si vous vous lancer dans la réhabilitation d’une vielle grange en gîtes, vous aurez certainement besoin d’un nouveau raccordement au réseau de distribution électrique public : le maitre mot est alors patience et persévérance… Idem pour les raccordements téléphoniques.  

Quand le chantier peut démarrer pour de bon, vous endossez très souvent une nouvelle casquette : le suivi du chantier. C’est un véritable métier et les maitres d’œuvre en sont les spécialistes. Dans tous les cas, en tant que maitre d’ouvrage (client qui commande les travaux) vous conservez un rôle essentiel de validation des étapes du chantier, de réception des ouvrages et de règlements des travaux. Si vous cumulez le rôle de maitre d’œuvre (qui a conçu et suit la réalisation), alors vous endossez aussi la responsabilité de suivre l’avancement du chantier, sa coordination et la conformité des ouvrages réalisés. Vous entrez alors dans une période de forte charge mentale qu’il est préférable d’anticiper en se ménageant des journées entièrement disponibles pour le projet (ou pour souffler un peu si le chantier est long). Il existe des outils et des méthodes pour vous faciliter ces tâches et mettre de l’huile dans la machine !

Pour la gestion du planning de chantier, par exemple, des logiciels comme GanttProject permettent de prévoir les enchainements des phases de chantier et d’organiser les interventions des différents corps de métier dans le projet. Pour le suivi financier, votre tableur favori (MS Excel, Calc chez Libre Office…)  peut largement suffire à suivre les paiements par postes de travaux. En autorénovation, c’est un sujet souvent négligé et pourtant critique pour finaliser le chantier en tenant le budget initial. 

À la fin de chaque ouvrage ou intervention d’une entreprise pour un lot de travaux donné, il est fortement recommandé d’établir un procès-verbal de réception (exemple : terrassement et fondations). C’est un document neutre entre vous et l’entreprise qui réalise les travaux, avec mention du maitre d’œuvre si présent. Ce PV de réception n’est pas anodin : il marque le transfert de propriété entre l’entreprise et vous, et donc le paiement du solde des travaux de ce lot. La plupart des entreprises « oublient » de faire signer ce document, mais c’est une pièce juridique indispensable. Le PV de réception lance aussi la période de garantie décennale pour les ouvrages qui y sont soumis.


Après le chantier 

Votre chantier est terminé, vous êtes bien chez vous ! Vous pouvez souffler aussi et profiter au maximum de votre projet terminé. Cependant, il peut rester une activité essentielle après la fin de chantier : la maintenance et l’entretien. Par exemple, vous avez enfin la piscine de vos rêves mais vous devez garder à l’esprit qu’il reste un indispensable entretien à assumer, du basique nettoyage jusqu’au remplacement de la pompe de filtrage. Cette maintenance peut aussi engendrer des coûts de fonctionnement qu’il vaut mieux avoir anticipé. Mais peut-être rêvez-vous déjà à un nouveau projet ? Installer une véranda, changer de chauffage… ? 

Quels sont les points à vérifier avant d’acheter un logement à rénover ?

Quand on recherche un logement à acheter, il est fréquent de devoir faire des travaux de rénovation, que ce soit esthétiques comme sur l’agencement ou l’isolation. Difficile alors de se décider sur des critères objectifs et de penser à tout. Faisons le tour succinctement de ces questions avant de tester votre projet avec un petit outil téléchargeable en fin d’article.

Le contexte

La première question à se poser est de vérifier que le bien correspond à vos besoins en termes de taille. Si vous avez des difficultés à vous projeter sur la surface totale du logement, une méthode très simple consiste à faire la liste exhaustive des pièces avec leurs fonctions. Pour chaque pièce, vous estimez ensuite les surfaces souhaitées et la surface correspondant au strict minimum. Additionner toutes les surfaces souhaitées et minimum et vous obtiendrez votre cible idéale et le minimum en dessous duquel le bien ne correspondra plus à vous besoin. Attention aussi aux trop grandes surfaces habitables qui peuvent devenir aussi un fardeau au quotidien (entretien, coût, chauffage, etc.).

La localisation est un point important aussi que ce soit pour les déplacements domicile-travail comme pour les services en général (public, commerces, transports, etc.).

Les coûts de fonctionnement sont très souvent oubliés dans le budget. A ce stade, vérifier bien que ces coûts sont supportables à long terme (coûts d’énergie, taxes et impôts locaux, coûts d’entretien courant du logement) en tenant compte du piège de l’inflation du coût des énergies.

Environnement immédiat et proche

Ce point peut paraître évident, mais certains détails peuvent vous causer des soucis par la suite. Pensez bien à ce que vous pouvez voir aujourd’hui (lignes électriques, voie ferrée, etc.) mais aussi ce qui se cache au fond des tiroirs administratifs (projets d’infrastructure). Les servitudes sont aussi un point important à ne pas oublier !

Pylône électrique très haute tension gâchant un paysage enneigé
Dommage de retrouver ça devant votre fenêtre !

Diagnostics immobiliers

Exemple d'étiquettes Energie-Climat générées par une application d'audit énergétique
Exemple d’étiquettes Energie-Climat générée par une application d’audit énergétique

Cette rubrique regroupe l’ensemble des diagnostics obligatoires (DPE, plomb, amiante, etc.), mais pensez bien aussi aux plans (à jour !) du logement qui sont une base très précieuse pour lire entre les lignes du logement et envisager des travaux. Dans ces diagnostics, la question de l’amiante est importante avec des coûts de désamiantage souvent très élevés. Le DPE est aussi un point important, mais à nuancer en raison des limites de la méthode de calcul et du prix dérisoire accordé à ce diagnostic qui ne peut donc pas être qualitatif. Pour un diagnostic de meilleure qualité, vous pouvez faire appel à un bureau d’étude thermique qui vous apportera des conseils bien mieux ciblés avec votre projet.

D’une manière générale pour votre projet, ne négligez pas les études préalables qui sont les fondations invisibles d’un projet de qualité par la suite.

État du bâti

Le but est de détecter le plus tôt possible d’éventuels dommages dans la structure du bâtiment et dans son aménagement. La principale difficulté est que les désordres ne sont pas toujours visibles et que l’interprétation des indices n’est pas évidente. Par exemple, une fissure dans une dalle peut être « normale » avec le retrait du béton après le coulage, comme indiquer un problème structurel. Voyez-les donc comme des alertes pour vous inciter à demander un avis d’expert si vous avez un doute. Coté aménagement, le gros point important est l’électricité, cause de très (trop) nombreux incendies et accidents domestiques : l’installation est-elle conforme aux standards exigés dans les logements neufs aujourd’hui ? Il s’agit de la norme NFC 15-100 pour les logements. De nombreux guides existent sur les sites des principaux fabricants de matériel électrique.

Tableau électrique conforme dans l’Espace Technique Électrique du Logement (ETEL)

Le plus important à retenir est la présence d’au moins un disjoncteur différentiel 30mA dans le tableau électrique, de disjoncteurs ré-armables (les fusibles en plomb sont bons pour les musées !), de prise de courant avec une broche de terre (bien reliée à la terre, c’est mieux !), et d’une vraie prise de terre (un piquet de prise de terre coûte moins de 10€ !).

Si le logement est équipé d’un système d’assainissement individuel (ANC), demandez bien au vendeur des preuves de l’entretien régulier du système (vidange notamment) et l’âge de l’installation. Par exemple, des drains d’infiltration ont une durée de vie moyenne d’une quinzaine d’années.

Posez-vous aussi la question des travaux « esthétiques » à faire si vous acheter ce bien là : peintures, revêtements de sol… Ces coûts sont évidemment à prendre en compte dans votre budget global. Vous pourrez aussi être tenté par un réaménagement intérieur (modification des cloisons, changements de pièces, etc.) dont les impacts sont lourds après le déménagement.

L’énergie

C’est un point important à la fois pour le confort comme pour le porte-monnaie. Le premier point à identifier est le niveau d’isolation de chaque type de paroi (sol, murs, toiture) et du type de menuiseries extérieures (fenêtres). En pratique, il est souvent difficile de pouvoir identifier l’épaisseur d’isolant réellement posé et son état. En général, si le logement est plus vieux qu’une vingtaine d’année, on peut le considérer comme peu ou mal isolé. S’il est plus récent ou qu’il y a eu des travaux de rénovation, demandez à voir les factures des travaux qui mentionneront le type d’isolant et son épaisseur. 

Visualisation des défauts d’isolation d’une maison par thermographie infrarouge
Visualisation des défauts d’isolation d’une maison par thermographie infrarouge

Pour le chauffage, la présence d’un chauffage central avec un réseau de distribution est un réel avantage car il permet d’utiliser toutes les énergies possibles, du solaire thermique à la chaudière gaz à condensation. Dans le cas d’un logement « tout électrique », le recours à un expert de la maitrise de l’énergie sera probablement nécessaire pour sortir de ce « piège » énergétique.

Dans tous les cas, les Espaces Info-Energie peuvent pour apporter un conseil gratuit et neutre.

Le budget

C’est la clé de voûte de votre projet !

Première question de fond : le prix du bien est-il conforme au prix du marché dans le secteur géographique ? C’est une question importante dans un contexte de marché tendu où un bien de bonne qualité environnemental et énergétique ne sera pas beaucoup plus cher qu’une passoire thermique.

Le budget « d’achat » n’est pas suffisant à définir votre enveloppe projet : en plus des travaux à faire, il est important de prévoir aussi les coûts d’entretien et de fonctionnement courant (énergie, taxes, etc.). Attention au piège de l’inflation des prix des énergies, surtout les fossiles et fissiles, qui peuvent rendre votre projet intenable à moyen terme.

Dernier point, pensez bien à une enveloppe « imprévu imprévisible », d’un montant classiquement de 10% du montant total du projet. La vie est par nature faite d’aléas et vous serez content d’avoir cette réserve le jour où un « pépin » se présente, sans oublier la célèbre loi de Murphy ! Si par chance cette enveloppe arrive intacte à la fin de votre projet, vous pourrez l’utiliser pour réaliser l’une des options prévue (oui, oui, il y en a toujours une !).

Une check-list de test avant d’acheter un logement à rénover

Pour vous aider à vérifier un maximum de points sur votre projet et évaluer les risques, vous pouvez télécharger cet outil et aussi l’adapter librement à votre cas ou vos critères.